Pourquoi s'intéresser aux chiffres du diabète ?

La compréhension de la fréquence du diabète n'est pas qu'une question de statistiques : elle permet de mieux cerner l'importance de la prévention, d'organiser les accompagnements et d'adapter les ressources médicales sur le territoire. Pour celles et ceux qui vivent avec le diabète dans le Gard ou y accompagnent un proche, connaître les chiffres permet de se situer, de ne pas se sentir seul(e), et d’identifier des relais d’accompagnement.

Le diabète en France : où en est-on ?

Données nationales
Selon Santé publique France, la prévalence du diabète traité pharmacologiquement était de 5,3 % en 2020, soit plus de 3,5 millions de personnes traitées pour un diabète. Parmi elles, l'immense majorité vit avec un diabète dit "de type 2" (environ 92 %), le reste relevant du diabète de type 1 et d'autres formes plus rares.

Une augmentation continue
La prévalence du diabète traité est passée de 4,6 % en 2012 à 5,3 % en 2020, toujours selon Santé publique France. Cette progression s'explique par un meilleur dépistage, le vieillissement de la population et la hausse de certains facteurs de risque (mode de vie sédentaire, alimentation déséquilibrée, surpoids).

Tableau récapitulatif (France)

AnnéePrévalence du diabète traitéSource
20124,6 %Santé publique France
20205,3 % (plus de 3,5 millions de personnes)Santé publique France

Il est important de rappeler que ces chiffres ne prennent pas en compte les personnes qui ignorent encore leur maladie.

Et dans le Gard ?

Pour connaître la situation d’un département comme le Gard, les données de référence sont publiées par Santé publique France sur sa page Diabète : données. Au niveau national, elle observe des disparités territoriales : la prévalence du diabète traité est la plus élevée dans les départements d’outre-mer, plus élevée dans le Nord et le Nord-Est, et moins élevée en Bretagne.

Quels sont les facteurs qui expliquent ces disparités ?

  • Âge : le risque de diabète augmente avec l’âge.
  • Modes de vie : une alimentation trop calorique, la sédentarité ou encore le tabac favorisent la survenue d’un diabète de type 2. Des disparités existent entre zones urbaines et rurales.
  • Accès au dépistage : dans certains territoires moins bien dotés en professionnels de santé, le diabète peut être diagnostiqué plus tardivement.
  • Précarité sociale : le diabète est plus fréquent chez les personnes vivant avec des difficultés socio-économiques.

Agir localement
La prévention passe par les professionnels de santé de proximité : le médecin traitant peut orienter vers un programme d’éducation thérapeutique, et les programmes d’éducation thérapeutique proposés en Occitanie sont présentés sur mon-etp.fr.

Le parcours de soins au quotidien

Vivre avec le diabète, c’est pouvoir s’appuyer sur différents relais : le médecin traitant, l’endocrinologue, les infirmières en éducation thérapeutique du patient, mais aussi les associations de patients, que l’annuaire des associations locales de la Fédération Française des Diabétiques permet de trouver.

  • L'éducation thérapeutique : permet de mieux comprendre sa maladie, d’adapter ses gestes au quotidien (prise de médicaments, surveillance de la glycémie, alimentation, activité physique).
  • Soutien de pairs : les associations de patients proposent écoute et échanges entre personnes concernées.
  • Parcours personnalisé : chaque patient bénéficie d’un suivi adapté à ses besoins, notamment en cas de complications ou de situations particulières (grossesse, passage à l’insuline, enfance…).

Prévention et conseils pratiques

  • Pratiquer une activité physique adaptée : le médecin peut prescrire une activité physique adaptée aux personnes atteintes d’une affection de longue durée, dont le diabète.
  • Bien s’alimenter : un diététicien peut accompagner l’adoption d’une alimentation équilibrée, adaptée à ses habitudes.
  • Dépister régulièrement : surtout après 45 ans ou en cas d’antécédents familiaux. Parlez-en à votre médecin traitant ou lors des campagnes de dépistage gratuites.
  • Ne pas rester isolé(e) : s’appuyer sur les réseaux associatifs ou les groupes de patients pour obtenir de l’aide, des conseils ou simplement échanger avec des personnes partageant votre réalité.

Face au diabète, chaque petit pas compte. Adapter son mode de vie ou demander conseil à un professionnel de santé sont autant d’actions utiles et accessibles dans le Gard.

Avertissement sur le caractère informatif

Les informations partagées ici ont un caractère général et informatif. Elles ne remplacent jamais l’avis ou la prise en charge par un professionnel de santé. Pour toute question ou adaptation de votre suivi, confiez-vous à votre médecin ou à votre équipe de soin habituelle.

FAQ sur le nombre de diabétiques

  • Combien de personnes sont concernées par le diabète ?
    En France, plus de 3,5 millions de personnes étaient traitées pour un diabète en 2020, selon Santé publique France, qui publie aussi ses données par territoire.
  • Le diabète est-il plus fréquent dans certains départements ?
    Oui : selon Santé publique France, la prévalence est la plus élevée dans les départements d’outre-mer, plus élevée dans le Nord et le Nord-Est, et moins élevée en Bretagne.
  • Où trouver du soutien ou des informations fiables ?
    Le médecin traitant, les pages Diabète de l’adulte de l’Assurance Maladie et l’annuaire des associations locales de la Fédération Française des Diabétiques sont de bons points de départ.
  • Comment se faire dépister près de chez soi ?
    Il est possible de parler du dépistage avec votre médecin traitant. Des campagnes de dépistage gratuites ou des journées santé sont également organisées régulièrement dans plusieurs communes du Gard.
  • Les données sur le diabète sont-elles fiables ?
    Les chiffres cités dans cet article proviennent de Santé publique France.